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Tremblements de terre en France

- Wikipedia, 22/01/2012

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Cet article présente une liste des principaux tremblements de terre notablement ressentis en France, d'après des sources diverses[1],[2].

La sismicité, les risques de glissement de terrain ou de liquéfaction du sol sont considérés comme modérés en France métropolitaine. En France, on dénombre en moyenne chaque année une vingtaine de séismes de magnitude supérieure à 3,5 alors que plusieurs milliers sont ressentis dans l’ensemble du bassin méditerranéen.

Les séismes, essentiellement superficiels, y résultent du rapprochement lent entre les plaques africaines et la plaque eurasienne et sont distribués le long des zones à failles et glissements souvent anciens. Leur foyer se situe à moins de 256 km dans la croûte terrestre.

Sommaire

Zones touchées

En métropole, l'Est du pays (Alsace, Jura, Alpes), le Sud-Est (Alpes Maritimes, Provence) et les Pyrénées sont les plus concernés. Un risque plus diffus existe du Cotentin aux Charentes[3]. Les derniers gros séismes recensés en France métropolitaine datent ainsi de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, avec notamment celui de Provence, en 1909, qui a fait des centaines de victimes et des dommages économiques estimés à 700 millions d'euros.

En Outre-mer, aux Antilles, l'aléa (la probabilité) de séisme est élevé, et les constructions sont vulnérables. Le risque de tsunami existe aussi. En 2010, l'OPECST a conclu qu'« Aujourd'hui, la France n'est pas préparée à un tremblement de terre »[4]. Selon les experts interrogés par l'OPECST, un séisme comme celui survenu en Provence de 1909 ferait des centaines de victimes et des dommages économiques aussi importants qu'il y a un siècle, et un séisme comme celui de Fort-de-France en 1839 ferait aujourd'hui plus de 30 000 victimes.

Histoire des séismes en France

Avant l'an mille

Années 1200

  • 1227, Aix-en-Provence et Lambesc (séisme douteux[6][7]) (intensité 10, 5 000 morts)[8]
  • 1248, Savoie (9 000 morts). L'événement de 1248, n'est pas en réalité un séisme mais un mouvement de terrain (éboulement) ayant affecté le Mont-Granier (le 25 novembre 1248)[9].

Années 1300

  • 1321, Perpignan (25 décembre) « très fort tremblement de terre, court et sans conséquence, le jour de Noël »
  • 1330, Perpignan (21 février) « une heure avant le jour, secousse de la durée d’un Ave Maria » (Fuster, loc, cit. p 359)
  • 1373, Perpignan (2 mars) « En Roussillon et dans toute la Catalogne ; il y eut un grand tremblement de terre qui dura neuf heures. Tout le monde était terrorisé » (Livre vert mineur ; lot2 Arch., Mairie de Perpignan)
  • 1374 Roussillon & Catalogne N-E (2 février) « D’après La Penya, Marca et Corbéra, une multitude de tours et fortins croulèrent ou furent lézardés à Barcelone durant 3 jours » (Octave Mengel, Monographie des Terretremols de la région catalane in Bulletin de la Société Ramond, Arch Dépt Perpignan)
  • 1375, Perpignan (21 février) « Ce jour qui était un jeudi, une heure avant le chant du coq, la terre trembla l’espace d’un Ave Maria » (Livre vert mineur, folio 2)
  • 1376, Catalogne (1er février) « Toute la Catalogne et d’autres points ressentirent une forte secousse » (La Renaixensa, loc. cit.)
  • 1381, Perpignan (28 avril) « 28 avril qui était un samedi, un modeste tremblement de terre fut ressenti » (Livre vert mineur)
  • 1382, Calais (intensité[Laquelle ?] 8 à 9)
  • 1387, Antibes (intensité[Laquelle ?] 6 à 7)

Années 1400

  • 1410, Catalogne (30 mars) « Il y eut un violent tremblement de terre » (dans toute la Catalogne)
  • 1420, Perpignan jusqu'à Tortosa « Il parut en Espagne des signes terribles. On entendit en Catalogne des grondements souterrains, joints à de fréquents tremblements de terre. Il se forma, à Amer, petite ville près de Gérone, deux gouffres de feu d’où sortaient des torrents de flammes, qui étouffaient ceux qui avaient la curiosité et l’imprudence de s’en approcher à deux jets de pierre »
  • 1427, Amer (près d’Olot) « Nous arrivons au paroxysme de violence pour la région située au sud d’une ligne allant de Gérone (E) à Prats de Mollo (F) . La série des méga-séismes commence le 23 février et se continue le dimanche 2 mars, les 13, 14, 15, 17, 19, 21 et 22 du même mois. Celui du 15 détruisit Amer en partie »
  • 1428, Prats de Mollo (2 février) « La ville perd ses remparts et nombre d’édifices dans le tremblement de terre (des lettres d’Alphonse d’Aragon données à Tortosa le 11 janvier 1430 accorderont des indemnités justifiées à la ville et vallée de Prats de Mollo et l’autorisation de lever des impôts et revenus exceptionnels pour réparer ponts et remparts détruits ou ébranlés par les récents séismes et inondations). La procession du lundi de Pentecôte 1430 est fondée pour commémorer ces évènements du 2 fév 1428. »
  • 1428, Arles sur Tech « Une charte du Roi Alphonse V d’Aragon et de Marie, son épouse, oblige les recteurs de la communauté d’Arles sur Tech à établir des impôts extraordinaires pour réparer deux tours et une partie des remparts détruits par le tremblement de terre du 2 février 1428 »
1427-1428-1429, Gérone, Prats de Mollo, Barcelone, Amer, Olot, Puigcerda, Arles sur Tech, Céret, Saint Martin du Canigou, Olette, le Haut Conflent (intensité[Laquelle ?] 8 à 9)
  • 1448, Perpignan jusqu'à Barcelone (25 mai) "Ce samedi 25 mai eut lieu un tremblement de terre qui fut ressenti dans tous le territoire roussillonnais et à Barcelone. Il dura l'espace d'un pater noster et un ave maria"
  • 1449, Calais (intensité[Laquelle ?] 7)
  • 1450, Perpignan (16 septembre) "Ce jour qui était un mercredi des quatre temps, avant la fête de St Mathieu apôtre, année de la nativité MCCCCL, la terre trembla à Perpignan, l'espace d'un pater noster et un ave maria"
  • 1458, Puigcerda (9 février) "le 10 février, les consul de cette ville ordonnent une procession générale pour raison du tremblement de terre qui a eu lieu la nuit passée"
  • 1466, Catalogne et toute l'Espagne "grand tremblement de terre qui fut ressenti aussi en Catalogne" (Cazzurro, loc.cit, p305)
  • 1477, Riom, Auvergne (intensité[Laquelle ?] 7 à 8)
  • 1490, Riom, Auvergne (intensité[Laquelle ?] 8, dégâts importants)
  • 1494, Roquebillière, Comté de Nice (intensité 8[Laquelle ?])

Années 1500

  • 13 décembre 1509, Manosque, Haute-Provence, faille de la moyenne Durance (intensité[Laquelle ?] 8)[10] ;
  • 1556, Comté de Nice (intensité[Laquelle ?] 9-10, 150 morts) ;
  • 1560, Perpignan (15 février) « Vers 9 heures se produisit une agitation qui dura peu de temps » ;
  • 1564, Roquebillière, Comté de Nice (intensité[Laquelle ?] 8, 500 morts) ;
  • 1579, (25 ou 26 janvier), centre et sud-ouest de la France[11],[12] ;
  • 1580 (6 avril), Pas-de-Calais (intensité 7-8, plusieurs victimes)[13],[14],[15] ;
  • 1580, Cornella en Catalogne « Entre 9 et 10 heures de la nuit, un tremblement de terre qui dura l'espace d'un pater noster et un autre un peu moindre » « Peut-être faut-il voir dans ce séisme la répercussion en Catalogne du violent tremblement de terre qui, le 6 avril de cette même année, se fit sentir dans toute la France et dont l'épicentre, d'après M. Montessus de Ballore, se trouvait vraisemblablement sous la Manche. »

Années 1600

Années 1700

  • 1706, Langeais, Touraine (intensité 7) [23],[24] ;
  • 14 août 1708, Manosque, Haute-Provence (intensité 8), faille de la Durance[10] ;
  • 1711, Loudun, Poitou (intensité 7,5) [25],[24],[26] ;
  • 1750, Lourdes (intensité 8) ;
  • 1755, Valais (intensité 8-9) ;
  • 1755, Prats-de-Mollo (1° novembre) « el dia primer de novembre bagué grands disbérats per rabo de terremoto en la vall de Prats en lo any 1755 » (Le jour du 1er novembre il y eut de graves dégâts occasionnés par un tremblement de terre dans la vallée de Prats en l'an 1755)[27] ;
  • 1755, Prades et le Conflent (27 décembre] « à 4 heures du matin, se produisit, en tous les lieux du Conflent un tremblement de terre si remarquable que les gens étant tous au lit virent tomber les enduits des murs de leurs chambres et eurent l'impression que leur lit se renverserait. Les habitants de la ville de Prades quittèrent leurs maisons craignant d'y être ensevelis. »[28]
  • 1759, Bordelais (pays) (intensité 7 - 8) ;
  • 1760, Calais (20 janvier) « un léger tremblement de terre est ressenti »[29] ;
  • 18 novembre 1769; Fort séisme à Bédarrides ( Vaucluse
  • 1763, Prats-de-Mollo (16 octobre) "... vers les 3 heures du matin, il se produisit un tremblement de terre au Canigou[27] « Il y eut de tels écrouelements de rochers que les vallées en furent obstruées ; en sorte que les fortes pluies qui suivirent le même jour provoquèrent une terrible inodation, pendant que soufflait un vent impétueux d'Orient. Des maisons furent détruites, des passerelles emportées, ainsi que du bétail. Douze personnes furent noyées. »
  • 1769, 18 novembre, forte secousse à Bédarrides ( Vaucluse )
  • 1772, Parthenay, Poitou (intensité 7 - 8) ;
  • 1772, Prats-de-Mollo (25 décembre) "... à 5 heures du matin, la terre trembla. Des maisons furent lézardées et sérieusement endommagées. Ce tremblement fit tarir les sources Ca-y-del-Bull."
  • 1773, Clansayes, Dauphiné (intensité 7 - 8) ;
  • 1776, Guerri (en Catalogne « Un tremblement du terre épouvantable secoua la région. On vit une colline se soulever et s'affaisser. Des vignes et des jardins disparurent et firent place à un gouffre immense » . Cette secousse fut ressentie à Perpignan[30].
  • 1783, Prats-de-Mollo (5 février) « Dieu notre seigneur envoya pour châtiment, sur Prats-de-Mollo et sa vallée, un tremblement de terre qui causa beaucoup de dommages ». L'Abbé Mattheu en parlait encore v.1852[27].
  • 1783, Moulins-Engilbert et Villapourçon (6 juillet) « A Moulins engilbert, et a villeapresson ou a eprouvé un tremlement de la terre assez violent. Cependant il ne sen est suivi aucun accident »[31].
  • 1797, Roussillon (11 août) « à 3h du soir une forte secousse se fit ressentir de Rivesaltes à Collioure. Dans cette dernière localité, elle fit reculer de 0,25m les canons sur leurs affuts »[32].
  • 1797, Perpignan (13 août) à 10h45, secousse d'une minute qui renversa des meubles et fit tomber des personnes de leurs lits. Elle fut perçue dans toute la plaine et spécialement sur une ligne allant de Laroque-des-Albères à Collioure.
  • 1797, Ille sur Têt (8 septembre) « Violentes secousses » [33] ;
  • 1799, Noirmoutier, (intensité 7 -8, importantes destructions).

Années 1800

  • 20 mars 1812, Beaumont-de-Pertuis Provence (intensité 7 - 8), faille de la Durance[10] ;
  • 1822, Bugey Bresse (intensité 7 - 8) ;
  • 7 mars 1835, entre Saint-Paul-lez-Durance et Ganagobie, faille de la Durance[10] ;
  • 1854, Argelès-Gazost Bigorre (intensité 7 - 8) ;
  • 1855, Chasteuil Haute-Provence (intensité 8) ;
  • 17 déc. 1858, entre Saint-Paul-lez-Durance et Ganagobie, faille de la Durance[10] ;
  • 1863, Beynes Haute-Provence (intensité 7) ;
  • 1866, La Motte-du-Caire Haute-Provence (intensité 7 - 8) ;
  • 1870, Cerdagne (21 janvier) « Vers 8h30 du soir, une secousse a été ressentie à Bourg-Madame et à Latour-de-Carol, très perceptible par tout le monde, surtout les personnes couchées. Pas de dégâts »[34].
  • 1873, Châteauneuf-du-Rhône Drôme (intensité 7 - 8) ;
  • 1884, Guillestre Dauphiné (intensité 7) ;
  • 1887, le Séisme de 1887 en Ligurie ressenti dans les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence et jusqu'en Languedoc oriental.
  • 1894, Cerdagne (20 janvier) à 7h35, forte secousse ressentie surtout à Bourg-Madame. Le mouvement venant du N-E a duré 3 à 4 secondes[35].

Années 1900

Années 1910

  • 14 mai 1913, Volx, Haute-Provence (intensité 7-8), faille de la Durance[10].

Années 1920

  • 1922, Saint-Paul-de-Fenouillet (22-23 septembre) Pyrénées-Orientales "Un violent tremblement de terre, qui se produisit dans le nuit ... vers le milieu de la nuit, à quelques secondes d'intervalle, 3 violentes secousses sismiques, accompagnées d'un grondement fort et prolongé, s'étaient produites réveillant en sursaut les personnes qui, épouvantées par les craquements sinistres des planchers et des murs, descendaient dans la rue. Toutes les maisons du côté ouest de la route du quartier sud avaient leur mur arrière séparés par de fortes lézardes des murs de refend. Fait assez singulier, aux Gorges de la Fou (juste en amont d'Arles sur Tech) on entendit des bruits souterrains comme si le vent sortait de terre. On les entendit tous les quarts d'heure environ. Ils ont été également entendu les jours suivants. L'onde vibratoire s'est propagée vers les sud par les chemins habituels, Sournia, Prades, Amélie-les-Bains pour pénétrer en Espagne par Saint Laurent de Cerdans avec amortissement à Maçanet de Cabrenys".
  • 1922, Saint-Paul-de-Fenouillet, Maury et Caudiès-de-Fenouillèdes (28 décembre) Pyrénées-Orientales "Une autre secousse fut ressentie ; elle fut plus légèrement ressentie dans tous le Roussillon. A Arles sur Tech, ce séisme a déclenché une sonnerie de cloches. Il a été nettement ressenti à Boule-d'Amont et à Corbère où (intensité 4) les femmes sont sortie de leurs maisons et un homme assis sur un rocher eut la sensation que celui-ci s'enfonçait sous lui[36].
  • 1927, Malaucène, Vaucluse (intensité 7)

Années 1930

  • 1934, Valaurie, Drôme (intensité 7) ;
  • 1935, Saint-Clément, Drôme (intensité 7) ;
  • 30 sept. 1937, entre Saint-Paul-lez-Durance et Ganagobie (intensité supérieure ou égale à 6) faille de la Durance[10].

Années 1940

  • 30 septembre 1946 ; violent séisme dans le Gard sur la Costière au niveau des villages de Meynes et Montfrin. La plus forte secousse enregistrée pour ce département à ce jour

Années 1950

Années 1960

  • 1962 Corrençon-en-Vercors (25 avril) : Séisme d'une magnitude de 5,3 dans le massif du Vercors, en Isère.
  • 1967 Arette (13 aout) : Séisme d'une magnitude de 5,8 degrés dans les Pyrénées-Atlantiques. Il fit 1 mort, 12 blessés et 80 % du village fut détruit, dont le clocher de l'église.
  • 1963 Côte d'Azur mois de juillet : Séisme d'une magnitude de 3.5 avec petit raz de marée

Années 1970

  • 1971, Vouglans, Franche-Comté (intensité 7)

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Un site Internet officiel français : sisfrance.net ainsi que le site franceseisme.fr et le RéNaSS (Réseau national de surveillance sismique, de l'université de Strasbourg) permettent d'accéder à cet historique. Une carte permet de filtrer les résultats, des critères d'intensité et de date sont également applicables.

Principaux tremblements de terre ressentis en France (2000-2011)
Date Magnitude Épicentre / Zone géographique Observations
07/02/2000 4,5 Brest ...
13/03/2000 4,2 Aramits (Pyrénées-Atlantiques) ...
21/08/2000 5,0 Asti (Italie), ressenti en France ...
25/02/2001 4,5 Au Sud-Sud-Est de Nice ...
08/06/2001 4,9 Chantonnay, Vendée ...
30/09/2002 5,4 Languidic, Bretagne (au Nord-Est de Lorient) Dégâts minimes, seule une cheminée tomba.
22/02/2003 5,4 Rambervillers (Vosges), ressenti dans une quarantaine de départements, jusque Strasbourg et Lille, en Allemagne et en Suisse. Peu de dégâts.
23/02/2004 5,1 Roulans (Doubs, près de Besançon), au Nord du massif du Jura. Peu de dégâts.
19/09/2004 5,3 Région de la Navarre (Espagne), ressenti vers Hendaye Pas de blessés.
30/09/2004 5,2 Région de la Navarre (Espagne), ressenti vers Hendaye ...
05/12/2004 5,3 Est de Colmar ...
10/06/2006 5,3 Nord de l'Espagne (au Sud d'Oviedo) ...
17/11/2006 4,9 Aucun (Hautes-Pyrénées) ...
08/12/2006 3,4 Bâle (Suisse) La construction d’une centrale géothermique en Suisse provoque un premier séisme jusqu’en Alsace. Mais elle n'avait pas fait de dégâts. Un mois après environ, un nouveau séisme de 3,1 sur l'échelle de Richter frappe la région de Bâle[37]. L'émotion dans la région a été forte depuis le Séisme de 1356 de Bâle, centre du plus grand séisme historiquement connu au nord des Alpes, suivi d'un gigantesque incendie.
29/11/2007 7,4 Le Robert (Martinique) dégâts matériels
07/12/2007 3,4 Pouzauges (Vendée) Secousse dans le Nord-Vendée et le Maine-et-Loire[38]
23/02/2008 4,3 Merlebach (Moselle) ...
18/05/2008 4,2 Tarbes (Hautes-Pyrénées) ...
24/10/2008 4,2 Saint-Sauveur-sur-Tinée (Alpes-Maritimes) ...
05/05/2009 - 3h39 4,3 Kleinstadt Kandern - Allemagne (Ressenti essentiellement en Alsace, en Lorraine du Nord-Est, en Lorraine de l'Est, en Lorraine du Sud-Est et Franche-Comté)
24/01/2010 5,1 Un séisme[39],[40] d’une magnitude de 5,1 survient, en Martinique à 18h43 heure locale. Son hypocentre est situé approximativement à 60 km de Marie-Galante, et à 52 km de Saint-François au Nord de la Guadeloupe à une profondeur de 67 km. Les sismologues indiquent toutefois que ce tremblement de terre n’aurait aucun rapport avec le séisme d'Haïti du 12 janvier[41]. ...
30/06/2010 - 7h15 TU 4,2 Fontenay-le-Comte - Vendée ...
30/06/2010 - 11h53 TU 4,3 Saint Jean de Maurienne - (Savoie) Épicentre exact : Pic du Cheval Noir, 2 kilomètres au Nord-Est de Saint-François-Longchamp 1650, à 4 kilomètres au Sud-Ouest de Valmorel. ...
05/02/2011 - 01 h 39 3,9 Île d'Oléron - Charente-Maritime ressenti à La Rochelle, L'île de Ré, Rochefort, Royan et même jusqu'au sud-ouest de Fontenay-Le-Compte (L'ile d'Elle - Vendée). Bulletin du BCSF sur le Séisme[42]
19/02/2011 - 06 h 14 3,6 Romorantin-Lanthenay - Latitude 43,16° N, longitude 0,24° W, Loir-et-Cher Bulletin du BCSF sur le Séisme[43]
12/05/2011 - 19 h 00 3,6 Coarraze - Latitude 43,16° N, longitude 0,24° W, Pyrénées-Atlantiques. Bulletin du BCSF sur le Séisme[44]
02/07/2011 - 16 h 4,0 Ajaccio - Latitude 42° N, longitude 7,45° W, Corse, relevé par les sismographes en Italie, Sud Est de la France, jusque dans le Jura (OG35). Bulletin du BCSF sur le séisme[45]
07/07/2011 - 5,2 Ajaccio - Corse ressenti à Marseille assez fort dans les 6e, 8e et 9e arrondissements de la ville, ainsi que sur toute la Côte d'Azur. Bulletin du BCSF sur le séisme[46]
10/07/2011 - 00 h 30 3,0 N.E. de Montluçon - Latitude 46.40° N, longitude 2.67° W, Allier. Relevé RéNaSS[47]
03/08/2011 - 03 h 36 4,5 Ressenti dans le Gard (épicentre situé à Barjac) l'Hérault, Lozère, la Drôme et l'Ardèche. AFP publié[48]
06/08/2011 5,1 Ressenti à la Martinique à 0:00 heure locale (GMT-400) précises, l'épicentre de ce séisme a été localisé à 72 km à l'Est-Sud-Est de Sainte-Lucie et à 42 kilomètres de profondeur.[49] pas de dégâts connus (dans l'immédiat)[50]

Prévention et sensibilisation

Pour plus de transparence et mieux sensibiliser les Français, une brochure sur le « nouveau zonage sismique de la France » (1985), à la réalisation de laquelle le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a largement contribué, contribue à démystifier ce domaine et faire évoluer la politique de prévention du risque sismique. D'autres documents plus récents, dont ceux, par exemple, réalisée par la Préfecture des Alpes-Maritimes, en août 2000, s’inscrit dans l’esprit de la loi du 22 juillet 1987 relative à l’organisation de la sécurité civile, à la protection des risques majeurs et dans le cadre de l’information des populations. Elles contiennent par ailleurs un recueil des mesures d’urgence qui seraient, le cas échéant, mises en œuvre ; il précise les moyens d’information utilisables et rappelle les recommandations des services de secours à destination de la population exposée dans les départements concernés.

En 2005, le gouvernement a annoncé un plan de six ans de prévention des séismes. Il vise à mieux sensibiliser les populations, mieux prendre en compte ces risques dans la construction, et reprend les recommandations européennes sur les constructions parasismiques, approfondit la connaissance scientifique du risque, et enfin encourage la coopération de tous les acteurs de la prévention et de la gestion du risque[réf. nécessaire]. En l’état actuel un séisme comparable à celui survenu en 1909 près de Salon-de-Provence pourrait faire de 400 à 1 000 morts[réf. nécessaire].

En 2007, l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques a produit un rapport sur l'« évaluation et la prévention du risque du tsunami sur les côtes françaises en métropole et outre-mer »[51], puis en 2009 d'un rapport sur les « dispositifs d'alerte aux tsunamis »[52], et en 2010 un rapport sur « La France est-elle préparée à un tremblement de terre ? »[53].

Annexes

Notes et références

  1. Le fichier de la macrosismicité de la France (fichier SIRENE : BRGM-Risque et Génie Sismique, LDG-CEA (catalogue micro-sismicité, EDF) recense plus de 5 000 tremblements de terre ressentis au cours des dix derniers siècles, dont presque tous les séismes destructeurs depuis le XIVe siècle. Il comporte 22 séismes d’intensité épicentrale, sur le territoire français, supérieure ou égale à 7, soit en moyenne 4 par siècle.
  2. Le Réseau national de surveillance sismique (RéNASS), installé à l'Université de Strasbourg, dénombre toutes les secousses telluriques détectées sur la planète, et analyse ces données. Près de 30 000 secousses ont été enregistrées en France depuis 1980, dont 195 de magnitude supérieure à 4 dans cette zone dans la même période, soit une moyenne de 8 par an. La liste complète peut être librement consultée sur son site web.
  3. Source : explication données à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, le 7 juillet 2010, lors d'une table ronde sur le sujet, Pierre-Yves Bard, chercheur au Laboratoire de géophysique Internet et tectonophysique
  4. Communiqué annonçant la publication des actes d'une audition, publié sous forme de rapport de l'OPECST, le 28 octobre 2010
  5. Grégoire de Tours - Histoire des Francs - Livre X ici :
    « Le 14 juin, au moment où la lumière du matin commençait à disparaître, il y eut un grand tremblement de terre ».
  6. Tremblements de terre en Provence : l’exemple du faux séisme de 1227 en Provence, répertorié dans le catalogue de Rothé (1941)
  7. Histoire et aléa sismique : exemple des faux séismes de 1227 et 1248
  8. BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), Département Gestion des données Géologiques et Géophysiques. Sources : Risque et Génie Sismique (fichier Sirene) et LDG-CEA (catalogue microsismicité). Édition : LAMBERT (Jérôme), Directeur, Les tremblements de terre en France, Hier, Aujourd’hui, Demain... Éditions BRGM 1997
  9. P. Alexandre, Les séismes en Europe occidentale de 394 à 1259. Nouveau catalogue critique., Publ. Observatoire royal de Belgique, Bruxelles, 1990.
    J. Berlioz, « L'effondrement du Mont-Granier en Savoie (fin 1248) », dans Le Monde alpin et rhodanien, 1987, p. 7-68.
  10. a, b, c, d, e, f, g et h Sismotectonique de la faille de la Moyenne Durance, Site de l'IRSN, à partir de SISFRANCE, archives historiques, consulté le 9 août 2011
  11. Nicolas Le Roux, La faveur du roi, Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547-vers 1589), Seysse, Champ Vallon, 2001, p. 418
  12. Témoignage de Michel Le Riche, avocat du roi à Saint-Maixent (Deux-Sèvres), contemporain des événements : « Le lundi 26 [janvier 1579], entre 7 et 8 heures du matin, la terre trembla » (Michaël Piat, Le papier journal d'un avocat aux temps des guerres de religion : édition critique d'un texte disparu, mém. de maîtrise, histoire moderne, dir. Jean Duma, univ. Poitiers, 1998, t. 2, p. 127).
  13. Ce tremblement de terre est signalé par F. C. Louandre (p. 32) dans Histoire d’Abbeville et du Comté de Ponthieu jusqu’en 1789 [Paris, Joubert ; Abbeville, Jeunet, 1845] (Louandre évoque aussi les mémoires-journaux de Pierre de L'Estoile, Paris, librairie des Bibliophiles, 1875, tome I, page 357). « Le mercredi après Pâques, 6 avril 1580, sur les six heures du soir, l’épouvantable tremblement de terre dont il est parlé dans le Journal de l’Étoile se fit ressentir à Abbeville et dans les lieux circonvoisins ; il dura sept à huit minutes, ébranlant les maisons et les églises, mais il n'eut point, à ce qu'il paraît, de suites funestes »
  14. Document de l'académie d'Amiens, « Le séisme du Pas-de-Calais du 6 avril 1580 ».
  15. Une violente secousse s'est faite sentir pendant une minute de Paris (France) à York (Grande-Bretagne) et dans tous les Pays-Bas. Selon un chroniqueur qui le rapporte en 1692 et le date du 5 avril 1580, il avoit fait bondir les eaux de la mer comme dans une tourmente mais n'avoit causé aulcun dommage considérable.
  16. 4 avril : de violentes secousses dans le sens Est-Ouest ont fait des dégâts
  17. J. J. Bammert, prix Erckmann-Chatrian, Les Nobles Dames de Remiremont, 620-1791, L’histoire du Chapitre des Nobles Dames de Remiremont, Remiremont, Imprimerie Lalloz-Perrin, Remiremont, 4e trimestre 1971 (ISBN dépôt légal n°28).
    Publication en 20 brochures, chacune contenant un chapitre : Chapitre 16 : Malheurs, Guerres et catastrophes, Le Tremblement de terre dedans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai 1682 : Aucune archive, aucune chronique ne fait état de victimes ayant péri ou ayant été blessées pendant les dix jours que durèrent les secousses. Mais les habitants avaient été atteints dans leurs biens et les dégâts étaient considérables
     
  18. Me Hennuyer, curé d'Houplin, relate dans son état-civil que le 18 de septembre 1692, il se fit un tremblement de terre sur les deux heures de midy. On croioit que toutes les maisons tomberoient et ceux qui estoient sur les sièges estoient élevés.
  19. Un acte notarié de Linselles confirme que Félix Vincre, clerc paroissial, et deux autres personnes de Linselles, affirment avec serment pardevant Me Maximilien Lefrancq, notaire, et en présence de deux témoins, que le 18 septembre 1692 vers deux heures et demie après midi, il est arrivé un tremblement de terres audit Linselles. Félix Vincre déclare, que, se trouvant en ce moment dans le grenier de la clergerie, la maison trembloit à ce point qu'il craingnit qu'elle s'abatit. Les deux autres attestent qu'étant dans une grange derrière le cimetiète, ils virent l'église paroissiale trembler de telle sorte qu'elle faisoit le mouvement d'une balançoire, qu'ils entendirent la grosse cloche sonner dix coups par l'effet de ce mouvement bien qu'il ne fit ni vent ni tempête. Ensembles ils certifient que ce tremblement a été ressent par tous les voisins de la place.
  20. : Me Lefrancq rajouta à la suite de cet acte à Linselles que le même jour à la même heure, la maison de ville de Lille et plusieurs murailles se sont ouvertes par l'effet de ce tremblement de terre, que toutes les maisons de cette ville firent un mouvement, et semblablement à Courtrai o* s'étendait l'armée du Duc de Luxembourg, de même à Cambrai et à Mons. Tous croyoient que c'étoit la fin du monde et pensoient à mourir. De là je m'attends à voir de mauvaises suites si Dieu le laisse encore un peu de temps sur la terre.que le même jour à la même heure, la maison de ville de Lille et plusieurs murailles se sont ouvertes par l'effet de ce tremblement de terre, que toutes les maisons de cette ville firent un mouvement, et semblablement à Courtrai où s'étendait l'armée du Duc de Luxembourg, de même à Cambrai et à Mons. Tous croyoient que c'étaoit la fin du monde et pensoient à mourir. De là je m'attends à voir de mauvaises suites si Dieu le laisse encore un peu de temps sur la terre.
  21. : Houzé de l'Aulnoit en dit ceci : Le jeudi 18 septembre 1692 à deux heures après dîner (diner est alors midi) il se fit à Lille un grand tremblement de terre ; toutes les maisons sentirent cinq ou six secouse bien rudes (Le Livre de Messire Daniel Le Comte, secrétaire du Roy. 1664-1715).
  22. Me Lefrancq encore rajoute à la suite de cet acte à Linselles qu'il s'est fait le 18 septembre au-dessus de la ville de Mons une chose effroyable ; le ciel s'est ouvert par deux fois, et on y vit deux armées qui se combattoient, et une infinité de têtes de morts .... L'esprit ébranlé du brave homme a dû plutôt lui faire penser entrevoir les armée de France sous le commandement du Duc de Luxembourg (qui pillèrent Wervick) et celles ennemies du Duc de Bavière allié au Roi d'Angleterre.
  23. Caractéristiques du séisme de Langeais du 7 septembre 1706 !
  24. a et b Séismes en région Centre !
  25. Caractéristiques du séisme de Loudun du 6 octobre 1711 !
  26. Tremblements de terre entre Angers, Tours et Poitiers !
  27. a, b et c Livre de raison de la famille Planes de la Torra
  28. Reg. de la paroisse St Jacques à Perpignan.
  29. Éphémérides du Calaisis. Le Patriote
  30. Bull. Soc. Ramond 2° séri. 1.2, pp 190-192, 1897
  31. registre d'état civil de la commune de Moulins-Engilbert
  32. Moniteur du 9 fructidor an VI
  33. Clef du Cabinet des souverains, 22 septembre 1797
  34. Journal des P.O. du 4 février 1870
  35. Indépendant des P.O. du 21 janvier 1894
  36. Jean Ribes, pp 24 & 25, Haut et Moyen Vallespir au fil du temps, Tome 3, 1° Séismes et inondations 2° Le Cataclysme de 1940, Perpignan, 1982
  37. Des secousses sismiques provoquées par l'activité humaine !
  38. Secousse sismique dans le Nord-Vendée et le Maine-et-Loire
  39. Un tremblement de terre a été enregistré, hier dimanche, en Martinique
  40. La terre a tremblé en Guadeloupe et en Martinique
  41. Séisme. Dans l’attente du Big one
  42. Bulletin du BCSF sur le séisme
  43. Bulletin du BCSF sur le séisme
  44. Bulletin du BCSF sur le séisme
  45. Bulletin du BCSF sur le séisme
  46. Bulletin du BCSF sur le séisme
  47. Banque ReNaSS de l'université de Strasbourg
  48. AFP du site lefigaro.fr
  49. La Martinique touchée par un tremblement de terre
  50. Nouveau séisme en Martinique
  51. Rapport N° 488, (2007/12/97) de M. Roland Courteau, établi au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, sur « l'évaluation et la prévention du risque du tsunami sur les côtes françaises en métropole et outre-mer »
  52. Rapport (N° 1808) sur « les dispositifs d'alerte aux tsunamis en France et dans le monde », 2009/07/08, de M. Claude Birraux,
  53. Rapport (n° 2721) sur « La France est-elle préparée à un tremblement de terre ? » (compte rendu de l'audition publique du 7 juillet 2010), MM. Jean-Claude Etienne et Roland Courteau, 2010/07/08.

Références bibliographiques

  • Jean Ribes, Haut et Moyen Vallespir au fil du temps, Tome 3, 1° Séismes et inondations 2° Le Cataclysme de 1940, Perpignan, 1982  
  • Tremblements de terre, Histoire et Archéologiqe, Sophia Antipolis, 1984
    Colloque Antibes 1983
     
  • Claude Michel et Guy Jacquet, Éléments pour la réhabilitation du bâti ancien en zone sismique, direction régionale de l’Équipement Provence-Alpes-Côte d’Azur, avril 1995
    Pose les problèmes de structure et de résistance des matériaux, mais il reste au maître d’œuvre chargé d’une réhabilitation à faire preuve d’imagination pour dégager des solutions techniques qui ne soient pas pénalisantes pour l’édifice afin de ne pas falsifier son architecture tout en tenant compte de son mode de construction initiale
     
  • Jérôme Lambert et Agnès Levret-Albaret, Mille ans de séismes en France, catalogue d'épicentres, paramètres et références, Éditions Ouest (Presses académiques), Édité par le BRGM, EDF et l'IPSN, 1996, 80 p.  
  • Annie Souriau et Matthieu Sylvander (sismologues à l'Observatoire Midi-Pyrénées), Les séismes dans les Pyrénées, Éditions Loubatières, juin 2004, 148 p.  
  • Grégory Quenet, Les tremblements de terre en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. La naissance d'un risque, Champ Vallon, 2005  
  • Jérôme Lambert, Les séismes en France, principaux épicentres depuis mille ans, Orléans, Éditions du BRGM, 2006  
  • Jérôme Lambert, Les Tremblements de terre en France, Éditions BRGM, 196 p.  

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